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9 spécialistes :

  • 3 ostéopathes.
  • 1 psychologue, Docteur en Psychologie.
  • 1 infirmière, spécialiste du toucher-massage et de relaxinésie.
  • 1 podologue équipée d'une plate-forme de posturologie.
  • 1 coach certifié (maître praticien en PNL)
  • 1 sophrologue.
  • 1 sage-femme.
 
L'Ostéopathie

« L’ostéopathie est une science thérapeutique naturelle, développée aux Etats Unis par Andrew Taylor Still au milieu du 19ème siècle, fondée sur une connaissance précise de l’anatomie et de la physiologie du corps humain.

Elle utilise tout moyen permettant de mettre en évidence les « dysfonctionnements », c’est à dire l’absence ou la restriction de mobilité des tissus entraînant une altération de l’équilibre de santé.

Le concept ostéopathique, dans sa pratique uniquement manuelle, cherche à solliciter au mieux les ressources inhérentes « d’auto - guérison » de l’individu, considéré dans sa globalité et reconsidéré dans son environnement ».


CONSIDERATIONS GENERALES

Le regard que porte l’ostéopathe sur la santé, apporte sa contribution à une réflexion sensiblement divergente de celle à laquelle nous sommes culturellement habitués : bien que répondant toujours à la demande du patient souffrant d’un symptôme précis, la recherche thérapeutique et le fondement du traitement entrepris, intègre systématiquement une approche holistique, à la recherche d’une étiologie au trouble présenté.


En utilisant ses mains, l’ostéopathe suit la progression systématique d’un protocole nécessaire pour appréhender la demande de son patient : après avoir ainsi réalisé un bilan complet, il établit un diagnostique ostéopathique spécifique lui permettant de traiter le trouble présenté, mais également, le cas échéant, le terrain du patient.


Les moyens pour établir le diagnostique ostéopathique spécifique sont :


  • l’interrogatoire du patient sur ses antécédents, son passé pathologique, son mode de vie…

  • l’intégration des données, diagnostiques et examens complémentaires déjà réalisés auprès de son médecin traitant, lui permettant notamment l’exclusion de pathologies organiques ou structurelles : dans ce bilan, il peut donc être amené à formuler une ou plusieurs demandes permettant de compléter, ou d’entreprendre une évaluation.

  • les tests manuels spécifiques de mobilité.

  • la palpation des micro-mouvements des tissus (de tous les tissus) et l’appréciation des restrictions.


Tel un « horloger », il considérera systématiquement la mobilité de l’ensemble de ces rouages complexes qui contribuent à l’état de santé ou, lorsqu ‘ils se figent, au développement de la maladie (c’est en tous cas la théorie à laquelle il répond).

Le traitement mis en place consistera alors, après avoir répertorié et hiérarchisé tous les défauts de mobilité rencontrés, à restaurer un fonctionnement cohérent, ajustement après ajustement.


Cette intervention manuelle s’adressant à tous les tissus du corps (articulaires et osseux , à tous les niveaux y compris la boite crânienne, mais également, les tissus vasculaires, respiratoires, nerveux, osseux, conjonctifs en général, ainsi que les viscères palpables (foie, estomac, vessie, intestins, reins…), il est donc assez paradoxal d’avoir nommé cette approche « ostéopathie »… 


Historiquement, A.T.Still, avait essentiellement étudié les mouvements (et les pertes de mouvements), des os et des articulations, d’où ce terme.

Mais ses élèves ont appliqué cette théorie aux autres tissus vivants du corps : c’est sous cette forme complétée que devrait être aujourd’hui systématiquement pratiquée l’ostéopathie, soit autant l’approche des viscères, que du crâne, des fascias, de l’axe cranio-sacré, etc…

C’est ainsi en tous cas, que la conçoivent les praticiens du cabinet de Fénétrange.



PRINCIPES DE L’OSTEOPATHIE



L’originalité de l’ostéopathie repose en particulier sur trois points :

  • la main, outil d’analyse et de soin,

  • la prise en compte de l’individu dans sa globalité,

  • le principe de l’autorégulation (Homéostasie).


Elle s’appuie sur trois lois fondamentales de la nature humaine :

  • Equilibre : pour fonctionner, le corps est en perpétuelle recherche d’équilibre. Cette loi d’homéostasie générale, fut également défendue par le physiologiste Claude Bernard.

  • Economie : loi d’économie d’énergie (l’organisme privilégie les stratégies économiques pour fonctionner)

  • Non douleur : phase initialisante de la compensation.


Se revendiquant tout à la fois art, science et technique, l’ostéopathie s’appuie donc, comme beaucoup d’autres approches, sur une théorie qui lui est propre, à savoir le concept du mouvement. C’est alors l’éducation palpatoire permettant un toucher spécifique et précis, qui permettra de confirmer par la perception des tensions et déséquilibres, la réalité de cette théorie : se référant en permanence à l’anatomie et à la physiologie au sens large, sa pratique nécessite des compétences et une connaissance approfondie du fonctionnement du corps humain, des interrelations entre les systèmes.

Ainsi en cas de perturbation, il s’agira au delà d’un traitement local, de prendre en considération les trois lois d’équilibre, d’économie et de non douleur, qui organisent les compensations, ces « tricheries », que le corps établit pour subvenir au dysfonctionnement de ses composants, mais qui perturbent durablement son équilibre.


Le geste thérapeutique restant toujours dans le champ physiologique, la conduite thérapeutique répond à :

des options stratégiques : choix des outils ostéopathiques en fonction du mécanisme lésionnel, de la hiérarchie de ces dysfonctions, de la vitalité du patient.

des options tactiques : place du traitement ostéopathique dans l’arsenal thérapeutique complet.




NOTIONS DE « BLOCAGE »


LES CAUSES



On définit traditionnellement trois grandes causes de blocage :


  • Traumatiques : suite à une chute, un choc, un accident, les structures subissent une agression physique susceptible d’altérer partiellement ou totalement leur mobilité.


  • Toxiques :


  • mauvaise hygiène de vie (par exemple alimentation en carence ou en excès, sédentarité, surcharge pondérale, etc..)

  • certaines suites d’infections, génératrices de sécrétions à tendance colloïde, peuvent entraver durablement par adhérence, la mobilité entre deux tissus.

  • la prise régulière de substances médicamenteuses à effet iatrogène, mais également toute autre substance, telle qu’alcool, tabac, excitants, drogues, etc…


· Psycho-émotionnelles : le corps et le psychisme qui l’anime ne pouvant être dissociés, on comprendra qu’il est fréquent d’établir des relations entre symptômes et stress successifs sur les plans psychologique et affectif. Ce mécanisme fait intervenir par exemple, des réactions du système neuro-végétatif et du système hormonal.



LES TRAITEMENTS


Il s’agit de répertorier, d’analyser dans les trois plans de l’espace, et d’hiérarchiser ces « blocages » par rapport aux troubles que présente le patient.


Il faut savoir que deux structures sont généralement maintenues en perte de mobilité par l’action de spasmes réflexes musculaires, qu’il s’agit de « piéger », de manière à obtenir une libération efficace et durable dans le temps.


Il existe dans ce sens de très nombreuses techniques dites « manipulatives », dont deux types opposés sont le plus souvent mises en œuvre :


- celles dites « structurelles » sont vigoureuses, et engagent un geste précis déterminé au préalable par le praticien, qui l’« impose » au patient : elles nécessitent une assurance sans faille, ne sont généralement pas ressenties de façon très agréable par le patient.


Parmi ces techniques il faut encore signaler deux approches opposées, l’une allant au delà des limites de la mobilité des structures ( il y a là une notion de « forçage »), l’autre respectant les limites physiologiques ( en général, ce sont celles pratiquées par les ostéopathes d.o.).


- d’autres dites « fonctionnelles » sont très douces, et s’adressent en priorité aux spasmes musculaires qui maintiennent les blocages : elles sont généralement bien perçues par les patients, et leur efficacité semble plus durable dans le temps.

Ces techniques ont la préférence des praticiens du cabinet de Fénétrange.





INDICATIONS ET LIMITES DE L’OSTEOPATHIE


Les indications s’adressent donc à l’ensemble des pathologies dites fonctionnelles :


  • l’ensemble des troubles et des douleurs de l’appareil locomoteur (rachialgies, lumbagos, torticolis, sciatiques, névralgies, et la liste n’est pas exhaustive).

  • Certains troubles de la digestion (gastrite, constipation, diarrhées…), des cycles menstruels, certaines migraines, allergies, etc , en complémentarité avec un suivi et un traitement médical approprié.

  • Le suivi de la grossesse, la préparation à l’accouchement, le post partum etc, certains troubles de la fertilité, en équipe avec les autres disciplines médicales.

  • Le suivi des nourrissons et de l’enfant jeune, des suites obstétricales (accouchement difficile, ventouse, forceps, etc..) et des pathologies récurrentes, telles que régurgitation, affections de la sphère ORL (otites, rhinites, etc…) en complémentarité avec les traitements habituels.

  • L’accompagnement des traitements orthodontiques.

  • Etc..


Comme on peut le constater et au delà du traitement de l’urgence, l’ostéopathie apporte une attention prioritaire à la prévention : le plus souvent son action s’inscrit dans la complémentarité, aidant ainsi un processus de guérison plus rapide, plus durable, et de meilleure qualité, tout en permettant de réduire, voire d’annuler d’autres traitements plus lourds, pour le bien du patient.



Les limites sont celles de la structure : dès qu’elle est atteinte, comme par exemple dans le cas d’une fracture, d’une tumeur, de lésions infectieuses, ou encore de certaines maladies de destruction (maladies dites auto-immunes, arthrose évoluée, etc..), l’apport du traitement ne peut être considéré uniquement que sur le plan du terrain, ce qui signifie que le patient doit obligatoirement suivre un traitement médical classique. L’ostéopathe connaît ses limites et ne prétend pas tout soigner : c’est dans cette optique que l’enseignement est dispensé aux futurs ostéopathes DO.



QUI EST L’OSTEOPATHE



On pense qu’il y a actuellement en France environ 5000 praticiens en exercice réellement diplômés, alors qu’environ 15000 personnes revendiquent le titre…

Cela est en partie la conséquence d’une loi adoptée à l’assemblée nationale en 2002, reconnaissant la profession d’ostéopathe, dont les décrets d’application, concernant notamment le cursus de formation et les diplômes obligatoires, ne sont à ce jour toujours pas parus…

Il existe donc aujourd’hui de nombreuses formations assez inégales du point de vue de la durée, du contenu, et de la qualité de l’enseignement.

Un diplôme universitaire existe à la faculté de Bobigny, permettant aux médecins d’accéder à une formation de durée réduite à trois années, intégrant essentiellement les techniques vertébrales.

C’est dire que la polémique est à son apogée, à l’heure où d’autre médecins critiquent le concept, qui serait dépourvu de toute évaluation scientifique…

En réalité certaines études ont été réalisées, indiquant l’intérêt réel de l’ostéopathie, même si elles sont rares, et la spécialité bénéficie en grande partie des résultats cliniques, dont les patients témoignent : ces résultats ont une valeur certaine, lorsque l’on pense qu’en 2005, ont été recensées environ dix millions de consultations d’ostéopathie en France…

Aujourd’hui, la majorité des thérapeutes ont suivi un cursus de 5000 heures sanctionnées par un premier examen appelé clinicat, puis la présentation d’un mémoire dont l’obtention permet de prétendre au titre d’ostéopathe DO, soit une formation complémentaire à un diplôme d’état de masseur-kinésithérapeute ou d’infirmier, d’une durée de six années à temps partiel.

Depuis une petite dizaine d’année, existe également une formation à plein temps, directement accessible après le baccalauréat, d’une durée de six années, permettant l’obtention du diplôme d’ostéopathie.


Les ostéopathes DO. ont acquis au cours de leurs études une connaissance en sciences fondamentales, en biomécanique, une expérience hospitalière et clinique et une formation palpatoire spécifique.


L’axe “éducation palpatoire de la main”, est une des priorités fondamentales pour créer ce nouveau professionnel ostéopathe DO.


Le nombre d’heures d’enseignement des ostéopathes DO. fait d’eux des praticiens de santé à haut niveau de responsabilité et à compétence spécifique.


L’ostéopathe DO. est un professionnel qui s’acquitte de la TVA conformément au décret en date du 6 janvier 1986. Il est libre de toute contrainte dans sa pratique. Dans le cas d’une autre profession exercée antérieurement, il doit être rayé des listes administratives le rattachant à son ancien exercice.

Il bénéficie de la toute nouvelle orientation européenne 29 mai 1997, et de celle en France de mars 2002 : médecine non conventionnelle, spécifique, à premier degré de responsabilité, elle n’est donc pas une « spécialité », mais une profession à part entière.


HISTORIQUE DE LA PROFESSION


22 juin 1874

Dénomination et formalisation du concept de l’ostéopathie par Andrew-Taylor Still aux Etats-Unis.


1892

Fondation du premier collège d’ostéopathie aux USA : l’American School of Osteopathy.


1917

Fondation du premier collège d’ostéopathie à Londres : La British School of Osteopathy, par J.M. Littlejohn ancien élève de A-T. Still.


1950

Fondation de l’école française d’Ostéopathie par Paul Gény, expatriée en Angleterre où elle devient B.C.N.O. en 1965, puis E.E.O. (Ecole Européenne d’Ostéopathie).


1930 à 1969

Les ostéopathes américains obtiennent leur législation.


1973

Fondation de l’Association Française des Ostéopathes (AFDO) par un groupe d’ostéopathes diplômés de l’école Européenne d’Ostéopathie (Maidstone-Grande-Bretagne).


1981

Création du registre des Ostéopathes de France (ROF).


1981

Fondation de la Fédération des Ostéopathes de France.


1987

La Fédération des Ostéopathes de France devient l’Union Fédérale des Ostéopathes.


1988

Création de la Collégiale Académique, groupement des établissements de formation ostéopathique de France.


1er juillet 1993

Au Royaume-Uni reconnaissance officielle de l’ostéopathie en tant que profession indépendante et spécifique.


1997

Création de l’Académie d’Ostéopathie de France


29 mai 1997

Le Parlement Européen adopte la résolution Paul Lannoye sur les médecines non conventionnelles dont fait partie l’ostéopathie


26 septembre 1998

Création du Conseil National Représentatif des Ostéopathes de France regroupant en son sein des représentants de l’Académie d’Ostéopathie de France, de l’AFDO, de la Collégiale Académique, du ROF, de l’UFOF. Ce Conseil National a pour mission d’examiner et de se prononcer sur tout ce qui touche à la profession : Académisme, Enseignement, Ethique et Déontologie, le Socio-Professionnel. Un règlement intérieur organise son fonctionnement.


· mars 2002

Adoption par l’assemblée nationale de la loi reconnaissant l’ostéopathie ainsi que la chiropraxie, comme des disciplines indépendante en France.

Les décrets d’application de cette loi sont en cours d’élaboration et suscitent des débats entre les médecins et les kinésithérapeutes qui revendiquent l’ostéopathie comme une spécialisation de leur profession, et les ostéopathes D.O, dont la majorité sont diplômés d’état de masso-kinésithérapie et qui revendique une profession indépendante, dont la formation doit être spécifique et de type « LMD » (Licence-Master-Doctorat).




 
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