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histoire de la maison
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histoire de la maison
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Il ressort des comptes administratifs de la seigneurie de Fénétrange du 17ème siècle dans les archives départementales de Nancy que Pierre Simon, le prédécesseur immédiat de Moscherosch, ainsi que Piat, le dernier bailli princier de la maison de Croy, trente ans plus tard à Fénétrange, avaient leur résidence officielle et privée dans la maison de Salm.

Bien qu’il n’y ait aucune confirmation d’acte authentique on ne peut pas douter un seul instant que le bailli poméranien Moscherosch  y a habité entre temps.

Lorsque le duc Ernest Bogislav, l’ancien seigneur de l’auteur satirique, vendit sa part de la seigneurie de Fénétrange au prince Charles Henri de Vaudémont, tout comme l’avait fait quelques mois auparavant sa cousine la duchesse Marie-Claire de Havré devenue veuve, la maison de Salm, comme auparavant celle de Landsberg, passa sous le contrôle du nouveau Seigneur co-propriétaire.

Dans les comptes administratifs dressés pour l’année 1631-32 par Pierre Simon, prédécesseur immédiat de Morscherosch (1631-1635) (archives départementales de Nancy, comptes de la chambre des comptes de Lorraine, B 6076), il est dit :

« autant la maison de Salm en son altesse est redevable envers la maison de Landsberg, c'est-à-dire de la maison de fonction, fin 000, autant la maison de Landsberg l’est envers son altesse le duc d’Avré, c'est-à-dire envers celle de Salm, fin 000  compte administratif Croy-poméranien de 1664 (cod. loco, B 6084, page 9 ). La maison dite "de Landsberg" est tenue par l’officier de Mgr. Le prince de Vaudémont en échange de celle que l’officier (Piat) de son altesse (Mgr de Croy) tient pour son habitation ». En outre Moscherosch avait en usufruit le jardin Salm situé près de la Porte d’en haut.

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Mais alors que selon les comptes administratifs des années 1670 à 1699 on qualifie la plupart des maisons seigneuriales de Fénétrange, tels la vieille bâtisse, les maisons Landsberg, Rhingrave-Kirbourg, Drey et d’autres, comme des masures c.à.d. des immeubles en ruine ou pour le moins vétustes (1), cette appellation dédaigneuse n’est jamais attribuée à la cour de Salm. Celle-ci a survécu avec une chance rare autant aux tourmentes des guerres impériales sous Louis XIV que celles bien antérieures de la guerre de 30 ans.

Dans leurs comptes administratifs, les fonctionnaires de la maison de Vaudémont ne se sont pas simplement contentés de mettre cette maison en tête de leur énumération des immeubles appartenant à leurs gracieux souverains, comme l’avaient d’ailleurs fait précédemment les baillis de la maison de Croy, mais l’ont caractérisée d’un peu plus près. Dans les comptes des années 1664 à 75 qui nous ont été partiellement conservés, l’enregistrement suivant nous est presque toujours répété à la lettre :

"En ladite ville (de Fénétrange) sont plusieurs maisons, écuries et granges, savoir la maison appartenant ci-devant aux ducs de Croy et Havré par indivis au-devant du château avec ses appartenances, aisances et dépendances, ladite maison communément appelée la maison de Salm appartenant seule à Monseigneur (le prince de Vaudémont) et une autre petite maison joignant l’écurie d’icelle.

Ce n’est qu’à l’égard des fonctionnaires logés dans l’immeuble principal ainsi qu’en ce qui concerne l’habitabilité du petit immeuble annexe qu’on trouve ça et là quelques différences dans cette inscription. Nous apprenons ainsi que la maisonnette attenante à l’écurie de la propriété n’était plus habitée en 1671 et se trouvait même (tout en ruines) (2)  en 1675.


 
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